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[a1]           

Aubin - Introduction [82]

Le but principal du fort d'Aubin-Neufchâteau était de préserver le territoire de la Belgique de l'invasion des troupes allemandes en 1940. Sa construction débuta en avril 1935 pour se terminer le 10 mai 1940 avec le début de la guerre pour notre pays. Le fort faisait partie de la première ceinture de protection (PFL1) de la place de Liège. Dans les 2000 mètres de galeries souterraines, 526 hommes défendirent notre liberté pendant 12 jours et 11 nuits d'enfer sous une pluie de fer et de feu. Ils reçurent une aide efficace des forts voisins de Barchon et Battice. Le 21 mai 1940, ils durent se rendre faute de munitions et de moyens de défense. Ils furent déportés pour 5 ans en Prusse orientale à Köningsberg, actuelle Kaliningrad. Pendant les 5 années d'occupation par l'armée allemande, des troupes spéciales de la Wehrmacht entreprirent au fort de nombreux tests avec des armes alors secrètes. Ces tests laissèrent dans les murs de l'ouvrage des plaies ouvertes. Les dégâts étaient si importants que l'armée belge abandonna toute idée de reconstruction et laissa le fort ouvert à tous les vents jusqu'en 1989. C'est alors que quelques jeunes, aidés et conseillés par les vétérans, décidèrent de perpétuer le glorieux souvenir et d'ouvrir ce vestige de notre patrimoine architectural et militaire aux visiteurs.


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Description du fort

La partie visible du fort d'Aubin-Neufchâteau est une colline broussailleuse de forme triangulaire. Chaque côté mesure approximativement 300 mètres. Le massif central comporte un bloc de combat à chaque angle. L'angle nord dispose d'un bloc tourelle (B1) ainsi que l'angle sud-est (B2). L'angle sud-ouest dispose d'un bloc d'infanterie comme entrée (B3) de l'ouvrage. Au centre du massif, un bloc mortiers (M) à trois embrasures assure la défense rapprochée. Le massif central est entouré d'un fossé sec de 12 à 15 mètres de largeur et d'un mur de contrescarpe de 4 à 6 mètres de hauteur. Le fossé 1-3 est battu par un coffre simple (C1) équipé d'un canon de 47, d'une mitrailleuse Maxim, d'un projecteur de 30 cm et d'un fusil mitrailleur. Les fossés 2-1 et 2-3 sont défendus par un coffre double (C2) équipé de deux canons de 47, de deux mitrailleuses Maxim, de deux projecteurs de 30 centimètres et de deux fusil mitrailleurs pour la défense du bloc. Au centre de l'escarpe 3-1 se trouve le bloc (EX) d'évacuation de l'air vicié. A mi-chemin entre (EX) et (M) se trouve un petit bloc d'évacuation de l'air vicie de secours (ex). Face au bloc d'entrée (B3), au-dessus du mur de contrescarpe, le bloc (C3) est équipé de deux cloches pour un canon de 47 et d'une cloche à deux embrasures pour un projecteur de 30 centimètres. Trois blocs ne sont pas visibles sur la vue aérienne. Il s'agit de la prise d'air observatoire (O), de la prise d'air, observatoire et entrée de temps de guerre (P) et du bloc non armé (K).

Cité dans :

MN 29 (abri)   
 
 

          
Jean Puelinckx - Luc Malchair©   2002 - 2014