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[b29]           

Boncelles (fort de) [191]

PFL, SSO de la ville, 1888-1892. 245 m/alt. 1 coupole de 2 x 15 c, 2 coupoles de 1 x 21 c, 2 coupoles de 2 x 12 c, 4 tourelles de 1 x 5,7 c, 1 phare cuirassé, 8 canons de 5,7 c pour le flanquement. Grand fort triangulaire à courtine étroite à la gorge. Réarmé durant l'entre-deux guerres. S'est couvert de gloire en mai 1940 lors de combats où son commandant, Numa Charlier, trouva la mort. L'intérieur comporte de beaux panoramas de tir, et dessins d'instruction. Ses fossés son remblayés. Abandonné de tous, seul un petit accès subsiste. Jusqu'à quand ?

Facilité d'accès Propriétaire Intérêt Musée Publication Handicapés
- - Commune + + N N N

Mars 1996, une fraîche journée pour visiter ce que la nature destructrice des hommes a laissé des glorieux vestiges du fort de Boncelles. Le plan ci-contre permet de positionner l'ouvrage sur la rive droite de la Meuse au sud-ouest de la position fortifié de Liége. La vue aérienne montre à quel point l'emprise du fort a été envahie par l'humain. Les glacis ont été labourés et plantés de maisons anachroniques dans ce paysage où à deux reprises des hommes sont tombés pour la sauvegarde de ce qu'ils croyaient leur patrie. La rampe d'accès à l'entrée du fort est en bon état de conservation mais les grilles ont été arrachées pour faire quelque menue monnaie dans la poche d'un ferrailleur cupide. Au-delà de cette grille toute l'horreur se dévoile. Les fossés du fort ont été comblés d'immondices jusqu'à leur sommet comme s'il avait fallu cacher quelque honte pour ce fort où jamais aucun soldat n'a démérité. Même la courtine est comblée ne laissant apparaître qu'une minuscule ouverture qui était à l'origine le tambour d'escarpe chicané et modifié par l'occupant prussien entre 1914 et 1918. Et pourtant ils y croyaient à leur fort, ils lui faisaient confiance, ils l'aimaient... ces soldats qui l'ornèrent de fresques diverses réalisées en trompe-l'oeil pour visualiser à l'intérieur ce qui se passait à l'extérieur. Ils l'aimaient malgré ses faiblesses, malgré l'absence de ventilation, malgré l'obscurité qui y régnait et ils donnèrent leur vie pour lui... et pour nous. Entre les deux guerres mondiales, il fut réarmé, modernisé, partiellement renforcé, éclairé et une nouvelle fois il dut courber l'échine sous le poids des obus pouvant atteindre un calibre de 420mm. Une fois encore des homme moururent parce que personne ne leur avait dit que la terre qu'ils défendaient ne leur appartenait pas mais qu'ils appartenaient à la terre.

 
 

L'extérieur

 

L'intérieur

 

          
Jean Puelinckx - Luc Malchair©   2002 - 2014