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Index des fortifications belges
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[f4]           

Fléron (fort de) [112]

PFL, ESE de la ville, 1888-1892. +/- 290 m/alt. 1 coupole de 2 x 15 c, 2 coupoles de 1 x 21 c, 2 coupoles de 2 x 12 c, 4 tourelles de 1 x 5,7 c, 1 phare cuirassé, 8 canons de 5,7 c pour le flanquement. Grand fort triangulaire à large courtine à la gorge. Il passe pour être le fort de Liège qui a fait le plus de dégâts dans les colonnes ennemies durant les deux conflits mondiaux. Réarmé durant l'entre-deux guerres, il a aujourd'hui quasiment disparu du paysage. Seuls apparaissent encore le dos du coffre de tête, la tour d'air (porte soudée) et un côté du débouché d'infanterie (porte soudée). C'est, après Loncin, le fort Brialmont qui a conservé le plus d'éléments métalliques (latrines, monte-charges, citernes, escaliers, local de décontamination,…). En revanche, sa tour d'air est complètement vide et très dangereuse. Interdit d'accès.

Facilité d'accès Propriétaire Intérêt Musée Publication Handicapés
- Commune + + N O (CHLAM) N

Des enseignements de la guerre de 1870 va résulter une transformation radicale du système défensif de nos grands voisins. De 1875 à 1885, la France et l'Allemagne érigèrent sur les frontières d'importants réseaux de fortifications. En France, on assiste à la construction du rideau défensif de rives de la Meuse de Verdun à Toul et du rideau défensif de la Haute-Moselle. En face, les Allemands construisent des places d'arrêt dans les Vosges et en Alsace en même temps qu'ils fortifient les régions de Metz, Thionville et de Strasbourg. Dorénavant, une attaque frontale est rendue difficile pour les deux adversaires. Les deux pays augmentent considérablement leurs effectifs en hommes, ce qui se traduit par une extension très grande du front et l'obligation de traverser des territoires neutres voisins, pour qui souhaiterait opérer une attaque de flanc. La vallée de la Meuse constitue la voie naturelle de passage entre Paris et Berlin. A cette époque en effet, le déplacement massif des armées était toujours tributaires des grands axes de communication. Sa qualité de nation neutre imposait au royaume de Belgique un devoir élémentaire de défense, il ne restait qu'à aménager une solide ligne d'arrêt qui se hisse à la hauteur des exigences nouvelles. C'est ainsi, qu'en 1887, le gouvernement belge décide la création des places fortes de Liège et de Namur. Commencées en 1888, les constructions sont achevées quatre ans plus tard. Suivant la conception du général Brialmont, les deux places fortes devront assurer un rôle de place d'arrêt chargée de commander les voies de communication les plus importantes. Suivant les conceptions de l'époque, il s'imposait de construire les forts à environ 8 kilomètres du centre de l'agglomération pour mettre celle-ci à l'abri du bombardement ennemi et celui de leur confier la protection des grands axes de communication. Dans le cas de Liège: la Meuse, les lignes de chemin de fer, les axes routiers et la proximité de l'Allemagne y nécessitent une ceinture de 6 grands forts et de 6 petits forts répartis sur les deux rives de la Meuse pour garder la neutralité de la Belgique entre ces deux puissances.

Cité dans :

AM30 (Loyers)    Fortin MG 4    Fortins d'intervalles    Magnée (avancée de)    Micheroux (avancée de)   
 
 

          
Jean Puelinckx - Luc Malchair©   2002 - 2014