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Index des fortifications belges
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Tancrémont (fort de) [102]

N  Au cours des journées du 6 et du 7 mai, nous avons reçu la visite d'une quarantaine de Tchèques venus voir les quatre forts modernes de la position fortifiée de Liège. Nous nous sommes également rendus au fort de Pepinster-Tancrémont. Le ciel légèrement couvert diffusait un éclairage idéal pour photografier les différents blocs de l'ouvrage et nous ne nous en sommes pas privés. Les pages suivantes vous donneront un aperçu de ce que nous avons vu. En venant de Liège, par Sprimont et Banneux, nous sommes accueillis par une statue de Ste Barbe d'une hauteur d'environs deux mètres sur un socle de 80 centimètres du côté droit de la route. Elle se trouve dans un écrin de verdure et une flamme brûle à ses pieds. Juste après, et du même côté, deux poutrelles fichées dans des socles en béton et munies d'un écriteau 'Terrain militaire, accès interdit', délimitent l'entrée de l'ancienne caserne de temps de paix détruite par les hommes du fort le 10 mai 1940 afin de dégager le champs de tir et pour qu'elle ne puisse pas servir d'abri à l'ennemi. En entrant dans cette zone interdite on découvre quelques vestiges dont l'origine est assez obscure et les fondations en béton du corps de garde de temps de paix. Le sous-sol de ce bâtiment est accessible par un escalier en béton et abrite les sectionneurs de l'alimentation électrique du fort. Cette alimentation est toujours en service et justifie que l'accès soit interdit. Une aire se stationnement permet de ranger une bonne centaines de voitures et quelques autobus à 20 mètres du goulot d'accès au fossé sec de l'ouvrage. Le mémorial aux anciens combattants porte les dates 10 mai 40 et 29 mai 40. Le 10 mai 40 correspond à l'entrée des troupes allemandes sur le territoire de la Belgique. Le 28 mai 40, la Belgique déposit les armes mais le fort de Tancrémont continua à résister jusqu'au lendemain causant une sérieuse gène aux officiers allemands chargés de son anéantissement. Juste derrière ce mémorial, un plan incliné de 30 mètres de long et barré par une forte grille métallique passe sous le talu de contrescarpe pour donner accès au fossé (plus ou moins) sec qui entoure le massif central de l'ouvrage. Le goulot d'accès est défendu par une embrasure pour mitrailleuse Maxim sur affût double visible sur l'une des photos du bas.

 
 

          
Jean Puelinckx - Luc Malchair©   2002 - 2014