| Redoute Ruinée (ouvrage de la ou fort de la) [1]
Place de Bourg-Saint-Maurice, NE de la ville, 1892-1894 (1891-1892 selon un document de la chefferie de Chambéry daté du 11 juillet 1934). 2402 m/alt. 150 hommes. Souvent appelée "baraquement Capitaine Desserteaux", appellation n’ayant eu cours qu’après 1945, suite à l’héroïque défense de cet officier avec sa poignée d’hommes en juin 1940. Son appellation première provient de la proximité d’une ancienne redoute sarde établie peu à l’est sur un replat et dont il ne subsiste pratiquement rien. Véritable petit fort assit sur une arête rocheuse, avec pont-levis et escarpe surmontée d’un mur défensif en béton maigre (peu de laitance, simple caillasse trempée). Un casernement long d’une quarantaine de mètres et formant chevron est adossé au roc en place, étant de la sorte protégé des vues depuis le col du Petit Saint-Bernard. Au total, on y trouve une vingtaine de locaux auxquels il convient d’en ajouter trois, tous s’ouvrant sur le couloir de circulation arrière du casernement, soit, d’ouest en est : un petit abri caverne long d’une douzaine de mètres, une citerne creusée perpendiculairement au couloir du casernement et un local abri en arrière d’une casemate (datant de l’Entre-deux-guerres) pour une mitrailleuse battant le col du Petit Saint-Bernard. La pointe est de l’ouvrage fait penser à la proue d’un navire. Quelques locaux sont établis au nord côté col du Petit Saint-Bernard, dont les latrines. Les combats de 1940 et 1944 ont considérablement dégradé le site qui avait reçu quelques améliorations dans les années 1930’. Haut lieu de la résistance de l’armée des Alpes face à l’envahisseur italien, les rochers sont constellés d’inscriptions gravées. Site à l'abandon, dangereux et interdit d’accès par arrêté municipal daté du 11 août 2005. Accès difficile en voiture.
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