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Index de la fortification francaise 1874 - 1914
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[c156]          

Chenay (réduit de) [14]

Place de Reims, nord-ouest de la ville, 1879-1880. 201 m/alt. Dénommé réduit ou batterie Ronzier. Dernier ouvrage de la ceinture au nord-ouest de la ville de Reims et au sud du fort de Saint-Thierry, pour 138 hommes et 8 pièces. Affectant la forme d’un trapèze irrégulier, il possède une courtine à la gorge, courtine défendue par deux petits coffres pour feux de mousqueterie et dont le fond est occupé par les quatre travées sur deux niveaux (rez-de-chaussée et sous-sol) du casernement. Celui-ci a été récemment sablé (08/2007) et les créneaux de pied du sous-sol modifiés, mais tout en conservant une certaine esthétique. Au centre de ce casernement une cinquième travée, plus étroite, sert de porche d’entrée. Celui-ci est joliment appareillé, avec un beau tampon pour amortir la relève du pont-levis à bascule en dessous, et les creux entre les chaînes d’angles en pierre de taille sont comblés avec une maçonnerie de moellons en opus incertum, mais avec des pierres bien plus petites que celle du reste de la façade du casernement. Les deux créneaux de défense de ce porche sont placés à 2 m de hauteur et sont très évasés vers le bas. La capitale est pavée et, au-delà des chambrées, comprend, sur sa gauche, un puits de 50 m de profondeur et, sur sa droite à hauteur du puits, l’escalier joignant les deux niveaux de locaux. Le puits est couronné par une pompe électrique très ancienne mais sans mention de date. Elle est marquée "RBR N° 2 E. KAMMER constr. REIMS" et le moteur se trouvait assis sur un socle à proximité. Il entraînait une courroie qui actionnait une roue large de 82 mm et d’un diamètre de 82 cm laquelle était couplé à une autre roue de 42 cm de diamètre sur laquelle était fixée une bielle à course réduite. Deux citernes métalliques occupent également le local du puits ainsi qu’une antique pompe à bras remisée sur le côté. L’escalier débouche au sous-sol perpendiculairement à la voûte du couloir de circulation. L’arrête de cette jonction est un bijou de maçonnerie. Le local de service du pont-levis abrite encore l’essentiel du mécanisme. Assez curieusement, sous le local du puits se trouve un autre local…traversé par le chemisage du puits en briques de terre cuite maçonnées verticalement. La capitale se termine par une fourche dont chaque branche débouche sur une petite cour. Cette fourche abrite une très jolie rotonde et l’emplacement d’une borne fontaine derrière laquelle se trouvaient les latrines. Le front I-II comprend deux traverses-abris Mle 1879 enrobées derrière lesquelles se trouve le massif du magasin à poudre d’une capacité de 30.000 kg. Ce dernier d’une largeur de 3,5 m pour une longueur de l’ordre d’une quinzaine de mètres a une voûte en plein cintre culminant à, à peine, 3,2 m et l’éclairage était assuré par le biais de deux créneaux à lampe. La cloison de ces créneaux a été modifiée par la suppression d’un créneau au profit d’une porte. Cette modification semble très ancienne à tel point que nous nous sommes interrogés sur la présence réelle de ce second créneau car pour desservir la chambre aux lampes, il était alors nécessaire, vu l’absence de galeries latérales, de ressortir à l’air libre et de contourner le massif du magasin. La disposition des différents linteaux d’encadrement des ouvertures prête à confusion et ne permet pas de trancher la question. Côté sas d’entrée du magasin, il convient de traverser perpendiculairement un passage enraciné de la rue du rempart (avec une autre superbe rotonde maçonnée) pour entrer dans la traverse 3. Le local de cette dernière a sa largeur réduite par la présence d’une mince cloison de briques l’isolant de la gaine de descente vers la caponnière double. Aujourd’hui cette cloison est effondrée et l’intérieur de la caponnière double…cloisonné ! L’embrasure principale de chaque flanc possédait un obturateur coulissant entre deux guides verticaux écartés de 78 cm. Deux poulies d’un diamètre de 14 cm aidaient à sa manœuvre. Notons une autre très belle voûte dans cette caponnière. Le front de tête comprend quant à lui trois autres traverses, la centrale étant enracinée à un massif de terres à l’opposé duquel se trouve la fourche de la capitale. La gaine d’accès à l’aileron du saillant III ne débouche pas dans un passage enraciné, mais bien dans la cour droite, face au débouché droit de la fourche de la capitale. Nous n’avons, pour raisons de sécurité, pas eu accès à cet aileron réputé dangereusement délabré. Enfin, le front III-IV comprend les traverses-abris n° 7 et 8, toutes deux du Mle 1879 et enrobées. Le réduit est contourné par un fossé sec aux escarpe et contrescarpe en terre coulante. La contrescarpe est toutefois revêtue à hauteur des caponnières. Une grille défensive garnit encore le pied des escarpes. Celle-ci, encore complète en avril 1991, a hélas été éradiquée devant la courtine de gorge. Le réduit, habité, est devenu le cœur d’un centre équestre et ne se visite pas.

Cité dans :

 
 

 
 

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