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Peyras (batterie de) [1]
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Place de Toulon, SO de la ville, 1878-1879. 196 m/alt. 176 hommes et 13 canons dont 3 de 24 c, 8 de 19 c et 2 de 16 c. Elle fut établie à l'emplacement d'une batterie plus ancienne et affecte la forme générale d'un chevron, l'aile gauche étant un peu plus longue que la droite. Cette aile gauche possède trois exemplaires de rares traverses-abris en losange (ou carré sur pointe, c'est selon !). L'aile droite en possédait deux autres, mais, en 1905-1907, on surmonte d'une couche de 2,5 à 3 m de béton toute l'aile droite, par dessus les six travées de la caserne. L'armement de la batterie est alors modifié en 6 canons de 24 c (2 modèles) et 4 de 19 c. Dans le creux de la gorge est abrité le magasin à poudre. Singulièrement bas de plafond (2,4 m), il se distingue aussi par le fait que le créneau à lampe central se situe un rien plus bas que ses voisins. Notons aussi que les deux petits côtés des branches du chevron, sont dotés en leur centre d'une tour depuis la terrasse desquelles on pouvait battre le pied de l'escarpe. Le reste du périmètre se contente de son escarpe demi-détachée pour la défense rapprochée de la batterie. En 1912, l'armement se compose de 4 x 240 mm T.R., 2 x 24 c et 4 x 19 c. En 1933 d'abord, en 1943 ensuite, la batterie deviendra une batterie de D.C.A.. Vers 1950, on y installe quatre coupoles blindées avec un canon de 105 mm SKC 32 en provenance de Lorient. Ces matériels allemands sont accompagnés d'une coupole pour un télémètre de 6,58 m de longueur. Jusqu'en 1957, la batterie sera une école de D.C.A. avant de servir durant une dizaine d'années de base d'opérations pour commandos. Demeurée terrain de la Marine, elle est actuellement (04/2006) concédée à l'association G.M.C. (Groupe Military Conservation) qui souhaite y créer un musée de l'artillerie et a déjà aménagé quelques jolies - et riches - salles d'exposition. Outre les coupoles de l'école de D.C.A. toujours en place, plusieurs canons ont ainsi été récupérés, dont un de 95 mm Mle 1888 ramené du fort de Saint-Elme. Le site, très bien entretenu, souffre paradoxalement de son exceptionnelle situation. À l'écart de tout, en pleine nature, offrant des vues fantastiques, notamment sur le sud de Saint-Mandrier, son accès est réglementé et limité dans l'année du fait du risque d'incendie. La batterie et ses environs sont considérés comme zone rouge, donc interdits d'accès, du 15/06 au 15/09 chaque année.
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