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Index de la fortification francaise 1874 - 1914
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[t86]          

Trou d'Enfer (réduit du) [1]

Place de Paris, ouest de la ville, 1878-1881. En fait un véritable fort, plus communément désigné comme réduit en raison de la présence proche de 6 batteries, le tout formant la position de Marly. 802 hommes et 40 pièces. Grand trapèze dont la défense des fossés étaient assurée par un aileron au saillant II, une caponnière double au saillant III et les coffres de la courtine qui se chargeaient de la gorge. Cette courtine se révèle anormalement profonde, ses flancs alignant pas moins de cinq casemates dont deux d’artillerie et trois de fusillade. Le porche d’entrée franchi, on débouche face aux dix travées du casernement à deux niveaux. Ce dernier a partiellement brûlé en 1944 et les pierres ont souffert de la pyroclastie. On y trouve néanmoins encore un superbe double four Lamoureux ayant conservé ses parties métalliques et un puits. Ce puits est surmonté par une pompe dont les deux roues ont 152 cm de diamètre. Il plonge à 40 mètres dans un aqueduc souterrain datant de la seconde moitié du 17ème siècle et alimentant en eau potable le château de Versailles. La caserne principale montre, outre une quantité impressionnante de lanterneaux, une crête d’infanterie que l’on pouvait gagner par un escalier et quatre cuves pour pièces de D.C.A., chacune bardée de deux caissons bétonnés pour les munitions. Certains de ces casiers ont conservé leurs supports en bois pour les projectiles. De part et d’autre de ce casernement, deux passages couverts donnent accès, chacun, à un magasin à poudre pourvu de corbeaux, et à deux autres cours ; à droite le pavillon des officiers et à gauche l’infirmerie et quelques magasins, ces deux bâtiments ayant également deux niveaux pour six travées. Le magasin à poudre gauche possède encore ses deux paratonnerres ainsi que l’un de ses trois créneaux à lampe complet. Le fort comprend 16 traverses creuses, pour l’essentiel du modèle 1879. Elles comptent parmi les plus jolies que nous ayons rencontrées. Leur façade accuse un léger fruit et leurs culées sont courbes tout en se terminant en cul de four. La courbure de ces culées latérales implique un retrait de chaque côté de la façade, retrait où donnent des ouvertures munies d’une ferrure pointue. Ces traverses ont, toutes, deux niveaux et certaines montrent encore un superbe escalier hélicoïdal en pierre. Celles du front de tête, soit de la n° 3 à la n° 14 sont reliées par une galerie enveloppe large d’à peine 145 cm. Les caponnières n’ont rien de particulier sinon plusieurs grilles joliment galbées et une communication via leurs galeries de flanquement d’escarpe, avec le parapet de l’escarpe demi-détachée. Au rang de détail, nous relèverons la présence d’un volet obturateur d’embrasure dans une casemate du coffre gauche de la courtine, de belles gouttières en fonte se terminant par des têtes de dauphins aux angles du casernement et de nombreuses planchettes supports de cages-appliques. Le fort est connu pour avoir été le théâtre des premiers essais des chars de combat. Actuellement géré par l'O.N.F. (03/2007) qui y élève des faisans dorés pour les chasses présidentielles. Tous les fossés, hors celui de gorge, ont été remblayés, mais le fort est globalement en bon état, non tagué, et ce bien que les bâtiments, hormis ceux donnant sur la cour gauche, ne soient pas entretenus. Assurément un des forts de Paris qui mérite une visite. Notons à proximité une vieille tour pour télégraphe Chappe.

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